Comment j'en suis arrivé là
J'ai commencé développeur.
Ce qui m'a toujours intéressé, ce n'était pas le code. C'était de prendre un problème et de le régler en entier, pas d'en livrer un bout et de laisser quelqu'un d'autre finir.
Sauf que ça ne marchait jamais comme ça. Entre ce que la technique permettait à l'époque et le temps que ça demandait, proposer une solution rapidement à quelqu'un qui en avait besoin relevait de l'exploit. Alors on découpe, on planifie, on repousse. Et la personne en face attend des mois.

Ce qui a changé
Quand j'ai compris ce que l'IA rendait vraiment possible, je ne l'ai pas cru sur parole. Je l'ai testé sur moi, puis sur des gens autour de moi.
Ce qui prenait des mois pouvait prendre des semaines. Ce qui prenait des heures pouvait prendre des minutes.
Et ce n'était pas juste une histoire de vitesse. C'était le niveau de ce qu'un entrepreneur peut se permettre qui venait de changer. Un truc qui ne valait pas le coup d'être construit hier devient évident aujourd'hui.
Ce que j'ai vu partout
Des fichiers Excel tenus à la main depuis des années. De la compta sur des bouts de papier. Des infos qui existent à trois endroits et qu'il faut recroiser à chaque fois.
Le problème n'est jamais l'outil qui manque. C'est la ressaisie entre les sources, la charge que ça crée dans la tête, et les oublis qui finissent par arriver.
Personne ne se plaint de ça. On appelle ça "le boulot".
Ce contre quoi j'en ai
Cette manie du secteur de compliquer les choses pour les gens qui ne sont pas techniques.
De leur répondre que c'est spécifique, que ça dépend, qu'il faudrait voir. De les laisser repartir avec l'idée que leur problème n'a pas de solution.
La plupart du temps, il en a une. Elle est juste plus petite et plus bête que ce qu'on leur a laissé imaginer.
Ce que je fais aujourd'hui
Je construis des outils sur mesure pour des dirigeants qui n'ont ni le temps ni l'envie de comprendre comment ça marche. Ils me décrivent ce qui les bouffe, je le fais disparaître.
Je forme aussi des équipes à se servir de l'IA dans leur vrai travail : partir de leurs documents, de leurs demandes et de leurs journées, pas d'une démo qui ne leur resservira jamais.
Je suis à Marseille. Je travaille à distance sans problème.
Et je continue de construire des trucs pour moi, pour des amis, pour mon groupe de réseau. C'est comme ça que je teste.